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Hans-Joachim Glaesner (1923-2006) ; un éminent juriste au service de l’Europe.

01.01.1923
Original language : French

Hans-Joachim Glaesner (1923 – 2006), par sa fille Ellen Glaesner qui enseigne la musicologie et le piano à Wiesbaden. La carrière de Hans-Joachim Glasner pourrait ressembler à une partition dont le thème central serait l’Europe.

Automne 1941, mon père est incorporé à l’Afrika Korps commandé par Rommel. En 1942, il est fait prisonnier par les Américains. Libéré à la fin de la guerre, il rentre en Allemagne et entreprend des études de droit à l’université de Göttingen. En 1955, il passe son doctorat « L’Union douanière » devant le professeur Herbert Kraus. En 1951, ce dernier fut président du conseil d’experts du gouvernement de la RFA pour le traité instituant la CECA. Il est aussi connu pour avoir défendu Hjalmar Schacht (ministre nazi) au procès de Nuremberg. Cette rencontre sera déterminante pour mon père.
En 1956, mon père entre au ministère de la Justice à Bonn où il intègre le groupe de travail chargé de préparer les négociations des traités de Rome.
En 1960, il devient conseiller juridique au service juridique des trois Communautés (EURATOM, CECA, CEE) à Bruxelles.
En 1968, il devient directeur pour les programmes de recherche à la Commission. De 1973 à1975, il est chef de cabinet des commissaires allemands Ralf Dahrendorf et Guido Brunner. En 1975, il est nommé directeur général du service juridique du Conseil des ministres.
En 1986, à la retraite, une nouvelle période professionnelle s’ouvre pour lui. Il devient associé du cabinet d’avocats Gleiss Lutz, premier cabinet à avoir ouvert un bureau à Bxls en 1962. Il est aussi chargé de cours dans de prestigieuses universités américaines et européennes.
Pour ses 70 ans, l’université de Sarrebruck organise le séminaire Die Organe der Europäischen Union im Spannungsfeld zwischen Gemeinschaft und Zusammenarbeit, tandis que celle de Graz publie Recht und Politik in einem größeren Europa, reflets des préoccupations de mon père face à une Europe élargie.

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Hans-Joachim Glaesner (1923 – 2006), par sa fille Ellen Glaesner qui enseigne la musicologie et le piano à Wiesbaden. La carrière de Hans-Joachim Glasner pourrait ressembler à une partition dont le thème central serait l’Europe.

Automne 1941, mon père est incorporé à l’Afrika Korps commandé par Rommel. En 1942, il est fait prisonnier par les Américains. Libéré à la fin de la guerre, il rentre en Allemagne et entreprend des études de droit à l’université de Göttingen. En 1955, il passe son doctorat « L’Union douanière » devant le professeur Herbert Kraus. En 1951, ce dernier fut président du conseil d’experts du gouvernement de la RFA pour le traité instituant la CECA. Il est aussi connu pour avoir défendu Hjalmar Schacht (ministre nazi) au procès de Nuremberg. Cette rencontre sera déterminante pour mon père.
En 1956, mon père entre au ministère de la Justice à Bonn où il intègre le groupe de travail chargé de préparer les négociations des traités de Rome.
En 1960, il devient conseiller juridique au service juridique des trois Communautés (EURATOM, CECA, CEE) à Bruxelles.
En 1968, il devient directeur pour les programmes de recherche à la Commission. De 1973 à1975, il est chef de cabinet des commissaires allemands Ralf Dahrendorf et Guido Brunner. En 1975, il est nommé directeur général du service juridique du Conseil des ministres.
En 1986, à la retraite, une nouvelle période professionnelle s’ouvre pour lui. Il devient associé du cabinet d’avocats Gleiss Lutz, premier cabinet à avoir ouvert un bureau à Bxls en 1962. Il est aussi chargé de cours dans de prestigieuses universités américaines et européennes.
Pour ses 70 ans, l’université de Sarrebruck organise le séminaire Die Organe der Europäischen Union im Spannungsfeld zwischen Gemeinschaft und Zusammenarbeit, tandis que celle de Graz publie Recht und Politik in einem größeren Europa, reflets des préoccupations de mon père face à une Europe élargie.

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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