x Hello!
Log in here to add your story.

Marie-Joseph Lory (1920-1993); dans la pépinière des fonctionnaires européens

01.01.1920
Original language : French

Marie-Joseph Lory (1920-1993), professeur au Collège d’Europe de Bruges, vu par son fils Georges Lory, directeur à Radio France Internationale.

Il est exaltant de faire œuvre de pionnier. Cet enthousiasme, mon père l’a ressenti en intégrant en 1952 le Collège d’Europe de Bruges (fondé en 1949). Assistant, puis professeur d’histoire, il a vibré toute sa vie professionnelle au rythme des hauts et des bas de la construction européenne.
Sur une idée de Salvador de Madariaga, qui souhaitait que des étudiants européens puissent travailler ensemble, le Collège d’Europe a connu des parrains prestigieux comme Winston Churchill, Alcide de Gasperi ou Paul-Henri Spaak. Son essor a reposé sur la personnalité hors du commun de Hendrik Brugmans, résistant, puis ministre néerlandais, qui fut recteur pendant les années héroïques du Collège (1950-1972). Homme de culture et de dialogue, il aimait parler avec des étudiants dont certains s’étaient fait face sur les champs de bataille. « Enseigner, c’est dialoguer », constatait mon père.
Le Collège accueillait des étudiants boursiers, déjà diplômés (en droit, en économie ou en administration publique) pour leur offrir une spécialisation européenne. Il fut une pépinière de fonctionnaires européens et le demeure encore de nos jours.
Docteur ès lettres, mon père s’est transformé avec enthousiasme en professeur d’histoire. Le défi était de taille : il s’agissait de sortir de l’enseignement d’un point de vue national et de considérer l’Europe comme un tout. Aujourd’hui, cela va de soi. Dans les années 1950, c’était un exercice nouveau. Marie-Joseph Lory a rassemblé ses cours en un livre « Douze leçons sur l’Europe », paru en 1968 chez Tempelhof. L’évolution du continent, depuis son « suicide » en 1914 jusque sa renaissance en 1947, est analysée avec lucidité et une dose d’espoir.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Marie-Joseph Lory (1920-1993), professeur au Collège d’Europe de Bruges, vu par son fils Georges Lory, directeur à Radio France Internationale.

Il est exaltant de faire œuvre de pionnier. Cet enthousiasme, mon père l’a ressenti en intégrant en 1952 le Collège d’Europe de Bruges (fondé en 1949). Assistant, puis professeur d’histoire, il a vibré toute sa vie professionnelle au rythme des hauts et des bas de la construction européenne.
Sur une idée de Salvador de Madariaga, qui souhaitait que des étudiants européens puissent travailler ensemble, le Collège d’Europe a connu des parrains prestigieux comme Winston Churchill, Alcide de Gasperi ou Paul-Henri Spaak. Son essor a reposé sur la personnalité hors du commun de Hendrik Brugmans, résistant, puis ministre néerlandais, qui fut recteur pendant les années héroïques du Collège (1950-1972). Homme de culture et de dialogue, il aimait parler avec des étudiants dont certains s’étaient fait face sur les champs de bataille. « Enseigner, c’est dialoguer », constatait mon père.
Le Collège accueillait des étudiants boursiers, déjà diplômés (en droit, en économie ou en administration publique) pour leur offrir une spécialisation européenne. Il fut une pépinière de fonctionnaires européens et le demeure encore de nos jours.
Docteur ès lettres, mon père s’est transformé avec enthousiasme en professeur d’histoire. Le défi était de taille : il s’agissait de sortir de l’enseignement d’un point de vue national et de considérer l’Europe comme un tout. Aujourd’hui, cela va de soi. Dans les années 1950, c’était un exercice nouveau. Marie-Joseph Lory a rassemblé ses cours en un livre « Douze leçons sur l’Europe », paru en 1968 chez Tempelhof. L’évolution du continent, depuis son « suicide » en 1914 jusque sa renaissance en 1947, est analysée avec lucidité et une dose d’espoir.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Dear Visitor,
By visiting our website and using our platform, you agree to the Terms and Conditions.
We use analytics cookies to offer you a better browsing experience. You have the choice to refuse or accept them.
You can learn more about this in our Cookies Policy