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François Brunagel (né en 1947) : « J’ai eu la chance de toujours me trouver ‘là où ça se passait’ »

01.01.1947
Original language : French

Chef du protocole au Parlement européen pendant dix ans, François Brunagel aura été le témoin privilégié des événements historiques marquants du XXIe siècle.

En tant qu’Alsacien, je suis porteur d’une histoire particulière. Quel poids ce déterminant historique aura joué dans mon choix de carrière?
L’un de mes aïeuls était allemand ; mon grand-père maternel, a été soldat sous l’uniforme allemand pendant le Guerre de 14-18, avant d’être engagé volontaire dans l’armée française en 1940-45. Mon père, soldat français en 1939, enrôlé de force dans l’armée allemande en 1943, comme beaucoup d’hommes alsaciens, a été fait prisonnier en Russie avant de s’évader et de terminer la guerre sous l’uniforme français… Une histoire « ordinaire » pour un Alsacien, mais qui a généré enthousiasme et conviction pour la construction de l’Europe après-guerre.

La Communauté européenne, je l’ai rejointe en 1972. J’ai eu le privilège de vivre ses élargissements successifs, jusqu’à ce profond bouleversement qu’a constitué, en 2004, l’adhésion, d’un coup, de 10 nouveaux États, suivie deux ans plus tard de celle de 2 autres États et, enfin, de la Croatie, pour finir à 28 États-membres.

Passé au Parlement européen en 1984, je me trouvais au cabinet du Président Pflimlin au moment de la négociation de l’Acte Unique européen. J’ai assisté à la signature de l’Acte Unique européen le 16 février 1986.

La cérémonie d’accueil à Strasbourg, le 3 mai 2004, de 10 États membres d’Europe centrale et orientale, marqua le début de mes fonctions – qui dureront 10 ans – de chef du protocole du Parlement européen.
Au cours de cette décennie, eurent lieu le 60e anniversaire de la libération du Camp d’Auschwitz, l’élection du Président Yushchenko en Ukraine, la mort du Pape Jean-Paul II, l’élection de ses successeurs Benoît XVI et François, l’ouverture du Bureau du Parlement européen à Washington, la remise du Prix Nobel de la Paix aux Institutions européennes... Ma carrière s’acheva sur la visite à Strasbourg du Pape François, le 25 novembre 2014. Une sorte de rêve pour un chef du protocole!
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ».

Chef du protocole au Parlement européen pendant dix ans, François Brunagel aura été le témoin privilégié des événements historiques marquants du XXIe siècle.

En tant qu’Alsacien, je suis porteur d’une histoire particulière. Quel poids ce déterminant historique aura joué dans mon choix de carrière?
L’un de mes aïeuls était allemand ; mon grand-père maternel, a été soldat sous l’uniforme allemand pendant le Guerre de 14-18, avant d’être engagé volontaire dans l’armée française en 1940-45. Mon père, soldat français en 1939, enrôlé de force dans l’armée allemande en 1943, comme beaucoup d’hommes alsaciens, a été fait prisonnier en Russie avant de s’évader et de terminer la guerre sous l’uniforme français… Une histoire « ordinaire » pour un Alsacien, mais qui a généré enthousiasme et conviction pour la construction de l’Europe après-guerre.

La Communauté européenne, je l’ai rejointe en 1972. J’ai eu le privilège de vivre ses élargissements successifs, jusqu’à ce profond bouleversement qu’a constitué, en 2004, l’adhésion, d’un coup, de 10 nouveaux États, suivie deux ans plus tard de celle de 2 autres États et, enfin, de la Croatie, pour finir à 28 États-membres.

Passé au Parlement européen en 1984, je me trouvais au cabinet du Président Pflimlin au moment de la négociation de l’Acte Unique européen. J’ai assisté à la signature de l’Acte Unique européen le 16 février 1986.

La cérémonie d’accueil à Strasbourg, le 3 mai 2004, de 10 États membres d’Europe centrale et orientale, marqua le début de mes fonctions – qui dureront 10 ans – de chef du protocole du Parlement européen.
Au cours de cette décennie, eurent lieu le 60e anniversaire de la libération du Camp d’Auschwitz, l’élection du Président Yushchenko en Ukraine, la mort du Pape Jean-Paul II, l’élection de ses successeurs Benoît XVI et François, l’ouverture du Bureau du Parlement européen à Washington, la remise du Prix Nobel de la Paix aux Institutions européennes... Ma carrière s’acheva sur la visite à Strasbourg du Pape François, le 25 novembre 2014. Une sorte de rêve pour un chef du protocole!
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ».

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