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Renée Van Hoof-Haferkamp (née en 1928) : Mémoires d’une Européenne (par Emmanuelle Mourareau)

01.01.1928
Original language : French

Première femme directeur général à la Commission, Renée Haferkamp est à l’origine du plus grand service d’interprétation du monde. Sa famille échappa à la déportation. La rencontre avec Paul-Henri Spaak va décider du destin de la jeune Renée.

Les parents de Renée Haferkamp appartenaient à la bourgeoisie aisée de Cologne. D’origine juive, la famille doit fuir l’Allemagne nazie en 1936. Les Hertz s’installent en Hollande. En 1943, ayant été informée qu'ils vont être arrêtés, ils décident de rejoindre la Suisse. Leur fuite s’arrêtera en Belgique, où ils vivront cachés jusqu’à la fin de la guerre. À Bruxelles, le père de Renée se fait arrêter par les Allemands. Un officier allemand, ancien ami de la famille, est informé. L’officier réussi à le faire libérer. Walter Hertz devra payer sa liberté avec les médailles militaires décrochées pour bravoure pendant la Première Guerre mondiale. Il serait détenu trois jours au siège de la Gestapo, où il subira des traitements humiliants avant d’être libéré.
Profondément marquée, la mère de Renée s’est mise en tête de voir sa fille travailler pour Paul-Henri Spaak, l’un des futurs « Pères de l’Europe ». À l’été 1952, Renée embarque pour New York sur le paquebot Liberté. Par un hasard extraordinaire, Paul-Henri Spaak est sur le bateau. Renée se présente et contre toute attente, Paul-Henri Spaak lui réserve le meilleur accueil : « Vous tombez très bien mademoiselle ! On m’offre un job à l’Unicef. Et, j’ai besoin de vous comme interprète ! ». De retour en Europe, il présente Renée au chef du service d’interprétariat du nouveau Conseil de l’Europe, persuadé que la jeune femme à la « voix » de l’emploi. Elle sera finalement recrutée par le service d’interprétation de la CECA. Aux côtés de Jean Monnet, la voilà désormais témoin privilégié de l’Europe en train de se faire. La suite de la carrière de celle qui sera la première femme directeur général à la Commission européenne est bien connue.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Première femme directeur général à la Commission, Renée Haferkamp est à l’origine du plus grand service d’interprétation du monde. Sa famille échappa à la déportation. La rencontre avec Paul-Henri Spaak va décider du destin de la jeune Renée.

Les parents de Renée Haferkamp appartenaient à la bourgeoisie aisée de Cologne. D’origine juive, la famille doit fuir l’Allemagne nazie en 1936. Les Hertz s’installent en Hollande. En 1943, ayant été informée qu'ils vont être arrêtés, ils décident de rejoindre la Suisse. Leur fuite s’arrêtera en Belgique, où ils vivront cachés jusqu’à la fin de la guerre. À Bruxelles, le père de Renée se fait arrêter par les Allemands. Un officier allemand, ancien ami de la famille, est informé. L’officier réussi à le faire libérer. Walter Hertz devra payer sa liberté avec les médailles militaires décrochées pour bravoure pendant la Première Guerre mondiale. Il serait détenu trois jours au siège de la Gestapo, où il subira des traitements humiliants avant d’être libéré.
Profondément marquée, la mère de Renée s’est mise en tête de voir sa fille travailler pour Paul-Henri Spaak, l’un des futurs « Pères de l’Europe ». À l’été 1952, Renée embarque pour New York sur le paquebot Liberté. Par un hasard extraordinaire, Paul-Henri Spaak est sur le bateau. Renée se présente et contre toute attente, Paul-Henri Spaak lui réserve le meilleur accueil : « Vous tombez très bien mademoiselle ! On m’offre un job à l’Unicef. Et, j’ai besoin de vous comme interprète ! ». De retour en Europe, il présente Renée au chef du service d’interprétariat du nouveau Conseil de l’Europe, persuadé que la jeune femme à la « voix » de l’emploi. Elle sera finalement recrutée par le service d’interprétation de la CECA. Aux côtés de Jean Monnet, la voilà désormais témoin privilégié de l’Europe en train de se faire. La suite de la carrière de celle qui sera la première femme directeur général à la Commission européenne est bien connue.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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