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Christian Calmes (1913-1995) – Les débuts de l’Europe : l’installation de la CECA

13.07.1913
Original language : French

Elisabeth Calmes se souvient de son père Christian Calmes. Secrétaire général du Conseil de l’Union européenne de 1952 à 1973, il fut étroitement lié aux négociations des traités du Benelux et de la CECA, dont il fut le premier Secrétaire général.

En parcourant les Mémoires de mon père, je constate que le 9 mai 1950 a bousculé sa vie. La déclaration de Robert Schuman a redonné un double espoir : « l’arrêt du déclin de l’Europe et l’assurance d’une bonne marche de l’économie luxembourgeoise. »
Mon père, sorti miraculeusement vivant des camps de concentration nazis, avait décidé que l’Europe était la seule solution pour sauver le monde et éviter une guerre de plus. Il fallait pour cela intégrer les Allemands.
Je me souviens aussi combien cette Europe nous a privés, mes frères, ma sœur et moi, de la présence de notre père qui sans cesse naviguait entre Luxembourg, Paris, Bruxelles, Messine, pour finalement signer à Rome en mars 1957 le Traité de Rome […] ma mère ce jour-là l’avait accompagné à Rome.
À propos des premières réunions des Six, en septembre/octobre 1952, mon père se rappelait volontiers de l’ambiance et de l’état d’esprit des participants, « tous tendus vers leur nouvelle tâche et conscients de vivre désormais sous le régime d’un traité qui leur imposait une discipline commune. Tous passaient sous silence leur passé, d’autant plus que les uns et les autres s’étaient tirés dessus pendant la guerre qui venait de s’achever. »
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Elisabeth Calmes se souvient de son père Christian Calmes. Secrétaire général du Conseil de l’Union européenne de 1952 à 1973, il fut étroitement lié aux négociations des traités du Benelux et de la CECA, dont il fut le premier Secrétaire général.

En parcourant les Mémoires de mon père, je constate que le 9 mai 1950 a bousculé sa vie. La déclaration de Robert Schuman a redonné un double espoir : « l’arrêt du déclin de l’Europe et l’assurance d’une bonne marche de l’économie luxembourgeoise. »
Mon père, sorti miraculeusement vivant des camps de concentration nazis, avait décidé que l’Europe était la seule solution pour sauver le monde et éviter une guerre de plus. Il fallait pour cela intégrer les Allemands.
Je me souviens aussi combien cette Europe nous a privés, mes frères, ma sœur et moi, de la présence de notre père qui sans cesse naviguait entre Luxembourg, Paris, Bruxelles, Messine, pour finalement signer à Rome en mars 1957 le Traité de Rome […] ma mère ce jour-là l’avait accompagné à Rome.
À propos des premières réunions des Six, en septembre/octobre 1952, mon père se rappelait volontiers de l’ambiance et de l’état d’esprit des participants, « tous tendus vers leur nouvelle tâche et conscients de vivre désormais sous le régime d’un traité qui leur imposait une discipline commune. Tous passaient sous silence leur passé, d’autant plus que les uns et les autres s’étaient tirés dessus pendant la guerre qui venait de s’achever. »
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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