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Erik Olsen (1923- 2016), un Danois pour qui l’Europe était une tour de Babel

01.01.1923
Original language : French

Jan Olsen, journaliste et ancien élève de l’école européenne d’Uccle (Bxls I), évoque son père, Erik Olsen, pour qui le Berlaymont était une espèce de tour de Babel où tout le monde se comprenait.

À onze ans, je n’ai pas vraiment compris ce qui se passait. Tout ce que je saisissais, c’est que mon père avait répondu à une annonce, qu’il a rapidement été embauché et qu’il est vite parti pour Bruxelles. L’Europe et l’internationalisme était, je crois, dans son ADN. Jeune, il avait quitté son Danemark natal pour Marseille, puis l’Afrique de l’Ouest. Il avait appris le français, et parlait aussi l’anglais et l’allemand.
Mon père a été l’un des premiers fonctionnaires danois à Bruxelles. Il s’est lancé dans l’aventure européenne juste après que les diplomates danois aient négocié l’adhésion du Danemark et pavent le chemin. Il avait les connaissances linguistiques requises pour travailler au cœur de l’Europe. Il était à l’heure européenne. Il a pris ses fonctions le 15 décembre 1973 à la direction générale III Marché Intérieur. Au début, il s’occupait de problèmes liés au commerce. Plus tard, il s’est occupé de pollution sonore. Durant l’été 1974, avec ma petite sœur et ma mère, nous l’avons rejoint à Bruxelles, laissant mes deux grandes sœurs au Danemark. Je ne savais pas vraiment qu’un véritable melting pot européen m’attendais. J’allais moi aussi devenir européen.
Mon père avait des collègues allemands. Ils ne parlaient pas de la Seconde Guerre mondiale. Ils parlaient de l’Europe. Mon copain d’école avait raison : nos différences du passé avaient été remplacées par un idéal européen commun. Nous avions nos yeux rivés sur quelque chose de plus grand. De meilleur.
Mon père travaillait en face du Berlaymont, le QG de la CEE, sur le Rond-Point Schumann. Le Berlaymont était une espèce de Tour de Babel où l’on parlait plusieurs langues, mais où tout le monde se comprenait.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Jan Olsen, journaliste et ancien élève de l’école européenne d’Uccle (Bxls I), évoque son père, Erik Olsen, pour qui le Berlaymont était une espèce de tour de Babel où tout le monde se comprenait.

À onze ans, je n’ai pas vraiment compris ce qui se passait. Tout ce que je saisissais, c’est que mon père avait répondu à une annonce, qu’il a rapidement été embauché et qu’il est vite parti pour Bruxelles. L’Europe et l’internationalisme était, je crois, dans son ADN. Jeune, il avait quitté son Danemark natal pour Marseille, puis l’Afrique de l’Ouest. Il avait appris le français, et parlait aussi l’anglais et l’allemand.
Mon père a été l’un des premiers fonctionnaires danois à Bruxelles. Il s’est lancé dans l’aventure européenne juste après que les diplomates danois aient négocié l’adhésion du Danemark et pavent le chemin. Il avait les connaissances linguistiques requises pour travailler au cœur de l’Europe. Il était à l’heure européenne. Il a pris ses fonctions le 15 décembre 1973 à la direction générale III Marché Intérieur. Au début, il s’occupait de problèmes liés au commerce. Plus tard, il s’est occupé de pollution sonore. Durant l’été 1974, avec ma petite sœur et ma mère, nous l’avons rejoint à Bruxelles, laissant mes deux grandes sœurs au Danemark. Je ne savais pas vraiment qu’un véritable melting pot européen m’attendais. J’allais moi aussi devenir européen.
Mon père avait des collègues allemands. Ils ne parlaient pas de la Seconde Guerre mondiale. Ils parlaient de l’Europe. Mon copain d’école avait raison : nos différences du passé avaient été remplacées par un idéal européen commun. Nous avions nos yeux rivés sur quelque chose de plus grand. De meilleur.
Mon père travaillait en face du Berlaymont, le QG de la CEE, sur le Rond-Point Schumann. Le Berlaymont était une espèce de Tour de Babel où l’on parlait plusieurs langues, mais où tout le monde se comprenait.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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