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Heinrich von Moltke (1933-2019) : Européen de conviction (2e partie : L’Europe)

01.02.1933
Original language : French

À travers l’histoire familiale et professionnelle de Heinrich von Moltke, son fils, Albrecht von Moltke, retrace un pan de l'histoire du XXe siècle, et les étapes marquantes de l’intégration européenne.

Mon père est arrivé à Bruxelles en mai 1960 pour y rester 4 ans. Finalement il y a fait toute sa carrière. Passés ces 4 ans, son commissaire à la Commission de l’Euratom donna sa démission. Lorsque le nouveau commissaire allemand est arrivé, on était en pleine « crise Hallstein ». Au même moment, l'Euratom était au bord de l’abîme. Ce n’était pas le moment de quitter une institution à laquelle il tenait beaucoup. La crise a duré jusqu’en 1967, bien au-delà de l’accord de Luxembourg, le fameux « agreement to disagree ». Il y a alors eu la décision de fusionner les exécutifs. Il y avait un nouvel espoir. C’est ainsi qu’il est resté à Bruxelles. Il a rejoint la nouvelle direction générale de la Recherche, puis celle de l’Industrie, du Marché intérieur, enfin de la Politique commerciale.
Mon père s’estimait très chanceux d’avoir eu une carrière si variée. Les moments difficiles, où il a cru que l'intégration européenne allait échouer, n’ont pourtant pas manqué. Le premier fut le « non » de la France à l’adhésion des Anglais. Peu après, ce sera la crise « Hallstein ». En 1979, mon père quitte Bruxelles pour la représentation permanente de la Commission à Washington. Dix-huit mois plus tard, Karl-Heinz Narjes, vice-président de la Commission, le rappelle à Bruxelles pour être son chef de cabinet. Le premier objectif de Narjes sera la création du Marché intérieur. Mon père a été extrêmement contents lorsqu’en 1985, le Conseil européen de Milan s’est rallié à l’objectif de la création d’un marché sans frontières. Il était parmi les fonctionnaires présents. Ce fut l’un des plus grands moments de la construction européenne, qu’il ait connu.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

À travers l’histoire familiale et professionnelle de Heinrich von Moltke, son fils, Albrecht von Moltke, retrace un pan de l'histoire du XXe siècle, et les étapes marquantes de l’intégration européenne.

Mon père est arrivé à Bruxelles en mai 1960 pour y rester 4 ans. Finalement il y a fait toute sa carrière. Passés ces 4 ans, son commissaire à la Commission de l’Euratom donna sa démission. Lorsque le nouveau commissaire allemand est arrivé, on était en pleine « crise Hallstein ». Au même moment, l'Euratom était au bord de l’abîme. Ce n’était pas le moment de quitter une institution à laquelle il tenait beaucoup. La crise a duré jusqu’en 1967, bien au-delà de l’accord de Luxembourg, le fameux « agreement to disagree ». Il y a alors eu la décision de fusionner les exécutifs. Il y avait un nouvel espoir. C’est ainsi qu’il est resté à Bruxelles. Il a rejoint la nouvelle direction générale de la Recherche, puis celle de l’Industrie, du Marché intérieur, enfin de la Politique commerciale.
Mon père s’estimait très chanceux d’avoir eu une carrière si variée. Les moments difficiles, où il a cru que l'intégration européenne allait échouer, n’ont pourtant pas manqué. Le premier fut le « non » de la France à l’adhésion des Anglais. Peu après, ce sera la crise « Hallstein ». En 1979, mon père quitte Bruxelles pour la représentation permanente de la Commission à Washington. Dix-huit mois plus tard, Karl-Heinz Narjes, vice-président de la Commission, le rappelle à Bruxelles pour être son chef de cabinet. Le premier objectif de Narjes sera la création du Marché intérieur. Mon père a été extrêmement contents lorsqu’en 1985, le Conseil européen de Milan s’est rallié à l’objectif de la création d’un marché sans frontières. Il était parmi les fonctionnaires présents. Ce fut l’un des plus grands moments de la construction européenne, qu’il ait connu.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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