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Heinrich von Moltke (1933-2019) : Européen de conviction (1ère partie : la guerre)

01.02.1933
Original language : French

À travers l’histoire familiale et professionnelle de Heinrich von Moltke, son fils, Albrecht von Moltke, retrace un pan de l'histoire du XXe siècle, et les étapes marquantes de l’intégration européenne.

Mon père a passé son enfance au domaine de Wernersdorf en Basse Silésie. À la fin de la guerre, son père est mort. Avec ses 7 frères et sœurs, et sa mère, ils fuient avant que l’armée rouge ne prenne possession du domaine. Ils montent dans le dernier train au départ de Breslau (Wrocław) à destination de la petite ville de Neustrelitz (Mecklembourg). Ils sont accueillis chez une tante au domaine de Wiesenthal. Des soldats russes mettent le feu à la maison. Début 1946, la famille décide de fuir vers les territoires occupés par les alliés occidentaux. Les frontières entre les différents secteurs d’occupation alliés sont bien gardées, particulièrement celles contrôlées par les Russes. La famille réussit à s’échapper en Bavière. Ils sont pris en charge par Paul Yorck von Wartenburg, un oncle maternel. Ce dernier est juste remis de son internement au camp de concentration de Sachsenhausen, où il a été incarcéré après l’échec du complot du 20 juillet 1944 contre Hitler, auquel son jeune frère Peter a participé. Eugen Gerstenmaier, un compagnon de résistance de Peter, qui deviendra plus tard président du Bundestag, va leur venir en aide. Gerstenmaier dirige une organisation protestante d’entraide. Par l’intermédiaire de ses contacts, il leur trouve un logement. En1946, mon père est envoyé comme interne au Château de Gaienhofen sur le lac de Constance. Après son bac, il part faire des études de droit à Tübingen et à Munich.
Après avoir connu la guerre, le mot d’ordre était, « plus jamais ça ! ». L’opprobre dont le pays s’était couvert pendant la guerre, ainsi que la partition du pays après celle-ci avaient entamé le sentiment national de sa génération, acquise à l’idée européenne.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

À travers l’histoire familiale et professionnelle de Heinrich von Moltke, son fils, Albrecht von Moltke, retrace un pan de l'histoire du XXe siècle, et les étapes marquantes de l’intégration européenne.

Mon père a passé son enfance au domaine de Wernersdorf en Basse Silésie. À la fin de la guerre, son père est mort. Avec ses 7 frères et sœurs, et sa mère, ils fuient avant que l’armée rouge ne prenne possession du domaine. Ils montent dans le dernier train au départ de Breslau (Wrocław) à destination de la petite ville de Neustrelitz (Mecklembourg). Ils sont accueillis chez une tante au domaine de Wiesenthal. Des soldats russes mettent le feu à la maison. Début 1946, la famille décide de fuir vers les territoires occupés par les alliés occidentaux. Les frontières entre les différents secteurs d’occupation alliés sont bien gardées, particulièrement celles contrôlées par les Russes. La famille réussit à s’échapper en Bavière. Ils sont pris en charge par Paul Yorck von Wartenburg, un oncle maternel. Ce dernier est juste remis de son internement au camp de concentration de Sachsenhausen, où il a été incarcéré après l’échec du complot du 20 juillet 1944 contre Hitler, auquel son jeune frère Peter a participé. Eugen Gerstenmaier, un compagnon de résistance de Peter, qui deviendra plus tard président du Bundestag, va leur venir en aide. Gerstenmaier dirige une organisation protestante d’entraide. Par l’intermédiaire de ses contacts, il leur trouve un logement. En1946, mon père est envoyé comme interne au Château de Gaienhofen sur le lac de Constance. Après son bac, il part faire des études de droit à Tübingen et à Munich.
Après avoir connu la guerre, le mot d’ordre était, « plus jamais ça ! ». L’opprobre dont le pays s’était couvert pendant la guerre, ainsi que la partition du pays après celle-ci avaient entamé le sentiment national de sa génération, acquise à l’idée européenne.
Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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