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Félix-Paul Mercereau (1918-2003), « Monsieur Éducation » ; pionnier de la construction européenne.

01.02.1918
Original language : French

Marie-Hélène Mercereau, architecte et ancienne élève qui connut les débuts de l’École européenne d’Uccle (Bxls 1), raconte le rôle que joua son père dans le volet « Éducation » au début de la construction européenne.

Au sortir de la guerre, mes parents, tous deux résistants, se rencontrent dans un organisme international de jeunesse. Ils se marient fin 1945.
En 1954, mon père travaille au service des relations extérieures du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Il participe aux négociations pour la création de la communauté européenne de l’Énergie Atomique. Il travaille en étroite collaboration avec Jules Guéron, qui deviendra directeur de la recherche. Début mars 1959, il quitta le CEA pour entrer au service de la Communauté en qualité de chef de cabinet du président d’Euratom, Etienne Hirsch.
Début 1962 au départ de M. Hirsch, mon père rejoint le centre Euratom d’Ispra (IT), comme directeur-adjoint.
À la suite de l’intégration d’Euratom à la Commission, il est nommé à Bruxelles à la DG XV. En 1970, le commissaire chargé de la recherche, Altiero Spinelli, lui demande d’être « Monsieur Éducation » et traiter des questions suivantes : Que signifie pour les jeunes générations qui n’ont pas connu la guerre « construire la Communauté » ? Qu’est-ce que cela change et changera dans leur vie ? Qu’est-ce que cela implique pour les enseignants ? Quelle est la responsabilité de la Communauté dans leur préparation à vivre ce qu’ils auront à vivre demain ?
Mon père constitue le groupe « enseignement et éducation ». Son équipe va travailler sur la reconnaissance mutuelle des diplômes et remettra en chantier la création d’une Université Européenne, qui verra le jour à Florence.
La mission d’approfondir le dossier « Éducation » est confiée à Henri Janne, ancien ministre belge de l’éducation, recteur de l’Université libre de Bruxelles. Ses propositions prépareront l’avenir du programme ERASMUS.

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Marie-Hélène Mercereau, architecte et ancienne élève qui connut les débuts de l’École européenne d’Uccle (Bxls 1), raconte le rôle que joua son père dans le volet « Éducation » au début de la construction européenne.

Au sortir de la guerre, mes parents, tous deux résistants, se rencontrent dans un organisme international de jeunesse. Ils se marient fin 1945.
En 1954, mon père travaille au service des relations extérieures du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Il participe aux négociations pour la création de la communauté européenne de l’Énergie Atomique. Il travaille en étroite collaboration avec Jules Guéron, qui deviendra directeur de la recherche. Début mars 1959, il quitta le CEA pour entrer au service de la Communauté en qualité de chef de cabinet du président d’Euratom, Etienne Hirsch.
Début 1962 au départ de M. Hirsch, mon père rejoint le centre Euratom d’Ispra (IT), comme directeur-adjoint.
À la suite de l’intégration d’Euratom à la Commission, il est nommé à Bruxelles à la DG XV. En 1970, le commissaire chargé de la recherche, Altiero Spinelli, lui demande d’être « Monsieur Éducation » et traiter des questions suivantes : Que signifie pour les jeunes générations qui n’ont pas connu la guerre « construire la Communauté » ? Qu’est-ce que cela change et changera dans leur vie ? Qu’est-ce que cela implique pour les enseignants ? Quelle est la responsabilité de la Communauté dans leur préparation à vivre ce qu’ils auront à vivre demain ?
Mon père constitue le groupe « enseignement et éducation ». Son équipe va travailler sur la reconnaissance mutuelle des diplômes et remettra en chantier la création d’une Université Européenne, qui verra le jour à Florence.
La mission d’approfondir le dossier « Éducation » est confiée à Henri Janne, ancien ministre belge de l’éducation, recteur de l’Université libre de Bruxelles. Ses propositions prépareront l’avenir du programme ERASMUS.

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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