x Hello!
Log in here to add your story.

Paolo Clarotti, surnommé « Mister Eurobanking », un bâtisseur d'Europe né à… Rome le 12/02/1933

01.02.1933
Original language : French

Ancien élève à l’École européenne (Bxls I), Giorgio Clarotti est Senior Policy Officer pour la Recherche et Santé à la Commission européenne. Sa carrière s’inscrit dans le prolongement de celle de son père, Paolo Clarotti, qui démarra en 1959.

Papa est né à Rome. Sa mamousciou, Janka Rutkowska, était polonaise. Son père Giorgio Clarotti était polonophile. Étudiant en lettres slaves, il partit apprendre le polonais à Varsovie. Il fut accueilli par une jeune étudiante qui devint son épouse. Leur idylle s’est consommée à Paris. Elle disait fuir le régime militaire du général Pilsudski. Lui, le régime fasciste de Mussolini.
Cela explique l’éducation de mon père en trois langues : celles de ses parents et celle de Voltaire qu’il apprit au Lycée Français de Rome. Il alla ensuite étudier le droit à la Sorbonne, où il rencontra, dans les années’50, des disciples de Jean Monnet qui lui inoculèrent deux virus : l’Europe et le fédéralisme.
Ces rencontres expliquent qu’il ait postulé dès 1957 à la Commission des CEE naissantes.

Une des premières réalisations de papa fut le statut des fonctionnaires européens. Jusque dans les années soixante, les fonctionnaires avaient une lettre de mission, parfois un contrat, mais pas de statut.
Adopté au début des années 1960, le statut de la fonction publique européenne a régi le personnel de la Commission jusqu’en 2004, année où j'ai contribué à sa refonte, 40 ans après mon père.

De 1972 à 1996, il géra la division Banques, ce qui lui valut le surnom de « Mister Eurobanking ».
En 1992, la première directive consacrée aux établissements bancaires vit le jour.
À 65 ans, papa quitta la Commission. Mais son œuvre ne s’arrêta pas là. « Mister Eurobanking » aida à la restructuration des marchés bancaires des futurs États Membres. Et aussi au développement des systèmes bancaires en Russie, où il rencontra M. Gorbatchev, et en Moldavie dont il écrivit la réglementation bancaire.

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Ancien élève à l’École européenne (Bxls I), Giorgio Clarotti est Senior Policy Officer pour la Recherche et Santé à la Commission européenne. Sa carrière s’inscrit dans le prolongement de celle de son père, Paolo Clarotti, qui démarra en 1959.

Papa est né à Rome. Sa mamousciou, Janka Rutkowska, était polonaise. Son père Giorgio Clarotti était polonophile. Étudiant en lettres slaves, il partit apprendre le polonais à Varsovie. Il fut accueilli par une jeune étudiante qui devint son épouse. Leur idylle s’est consommée à Paris. Elle disait fuir le régime militaire du général Pilsudski. Lui, le régime fasciste de Mussolini.
Cela explique l’éducation de mon père en trois langues : celles de ses parents et celle de Voltaire qu’il apprit au Lycée Français de Rome. Il alla ensuite étudier le droit à la Sorbonne, où il rencontra, dans les années’50, des disciples de Jean Monnet qui lui inoculèrent deux virus : l’Europe et le fédéralisme.
Ces rencontres expliquent qu’il ait postulé dès 1957 à la Commission des CEE naissantes.

Une des premières réalisations de papa fut le statut des fonctionnaires européens. Jusque dans les années soixante, les fonctionnaires avaient une lettre de mission, parfois un contrat, mais pas de statut.
Adopté au début des années 1960, le statut de la fonction publique européenne a régi le personnel de la Commission jusqu’en 2004, année où j'ai contribué à sa refonte, 40 ans après mon père.

De 1972 à 1996, il géra la division Banques, ce qui lui valut le surnom de « Mister Eurobanking ».
En 1992, la première directive consacrée aux établissements bancaires vit le jour.
À 65 ans, papa quitta la Commission. Mais son œuvre ne s’arrêta pas là. « Mister Eurobanking » aida à la restructuration des marchés bancaires des futurs États Membres. Et aussi au développement des systèmes bancaires en Russie, où il rencontra M. Gorbatchev, et en Moldavie dont il écrivit la réglementation bancaire.

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Dear Visitor,
By visiting our website and using our platform, you agree to the Terms and Conditions.
We use analytics cookies to offer you a better browsing experience. You have the choice to refuse or accept them.
You can learn more about this in our Cookies Policy