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ERASMUS : la perle de mon père, Domenico Lenarduzzi (1936-2019)

01.03.1936
Original language : French

Isabella Lenarduzzi, fondatrice de JUMP, évoque la contribution majeure de son père à la construction européenne : ERASMUS. Ou comment le fils d’un mineur frioulan a conçu l’une des plus belles réussites de l’Union Européenne.

« Le père de mon père était un ouvrier frioulan immigré en Wallonie, dans les mines de charbon de Charleroi, comme beaucoup d’autres Italiens après la guerre. Ma grand-mère faisait des ménages ou la plonge dans les restaurants. Mon père Domenico était le premier de huit enfants.

Des cinq enfants qui ont survécu, il est le seul à avoir étudié : non seulement il a terminé l’école secondaire, mais il est aussi allé à l’université, obtenant un diplôme d’ingénieur commercial et un autre de sciences politiques.

Il entre à la Cour des comptes de l’Union européenne, alors appelé Marché Commun, en 1960 grâce à un concours pour non-universitaires, car c’était le seul ouvert à ce moment-là.

Un autre concours, de niveau universitaire cette fois, lui permet de passer à la Commission européenne à la direction générale Emploi et Affaires Sociales.

En 1982, il devient chef de division de la Task Force Ressources humaines, Éducation, Formation et Jeunesse où lui et son directeur de l’époque, Hywell Jones, et toute leur équipe, concevront les programmes ERASMUS, LINGUA, COMETT, PETRA et Jeunesse Pour l’Europe avant que ceux-ci ne soient englobés dans le programme SOCRATES devenu depuis ERASMUS+.

La vision de mon père incluait une mobilité à grande échelle pour les étudiants et les enseignants. Il pensait que l’Europe ne durerait pas si elle restait bloquée sur l’économie et la libre circulation des marchandises. Il voulait respecter l’idée initiale de ses pères fondateurs.

Il finira sa carrière, en 2001, comme directeur général honoraire de la DG Éducation et Culture.
Une plaque à son nom dans le bâtiment Van Maerlant honore son parcours et son impact déterminant en faveur de l’Europe. »

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Isabella Lenarduzzi, fondatrice de JUMP, évoque la contribution majeure de son père à la construction européenne : ERASMUS. Ou comment le fils d’un mineur frioulan a conçu l’une des plus belles réussites de l’Union Européenne.

« Le père de mon père était un ouvrier frioulan immigré en Wallonie, dans les mines de charbon de Charleroi, comme beaucoup d’autres Italiens après la guerre. Ma grand-mère faisait des ménages ou la plonge dans les restaurants. Mon père Domenico était le premier de huit enfants.

Des cinq enfants qui ont survécu, il est le seul à avoir étudié : non seulement il a terminé l’école secondaire, mais il est aussi allé à l’université, obtenant un diplôme d’ingénieur commercial et un autre de sciences politiques.

Il entre à la Cour des comptes de l’Union européenne, alors appelé Marché Commun, en 1960 grâce à un concours pour non-universitaires, car c’était le seul ouvert à ce moment-là.

Un autre concours, de niveau universitaire cette fois, lui permet de passer à la Commission européenne à la direction générale Emploi et Affaires Sociales.

En 1982, il devient chef de division de la Task Force Ressources humaines, Éducation, Formation et Jeunesse où lui et son directeur de l’époque, Hywell Jones, et toute leur équipe, concevront les programmes ERASMUS, LINGUA, COMETT, PETRA et Jeunesse Pour l’Europe avant que ceux-ci ne soient englobés dans le programme SOCRATES devenu depuis ERASMUS+.

La vision de mon père incluait une mobilité à grande échelle pour les étudiants et les enseignants. Il pensait que l’Europe ne durerait pas si elle restait bloquée sur l’économie et la libre circulation des marchandises. Il voulait respecter l’idée initiale de ses pères fondateurs.

Il finira sa carrière, en 2001, comme directeur général honoraire de la DG Éducation et Culture.
Une plaque à son nom dans le bâtiment Van Maerlant honore son parcours et son impact déterminant en faveur de l’Europe. »

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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