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Ingeborg Weick (1930-2018) et Georges Duchemin (1920-1993), destin d’une rencontre

01.03.1920
Original language : French

Hugo Duchemin, ancien élève à l’école européenne Bxl I (section allemande), retrace le destin de ses parents jusqu’à leur rencontre à l’Euratom. Hugo dirige une société dans la coopération aérienne et aéronautique franco-allemande à Paris.

«Vers la fin de la guerre, mes grands-parents ont compris qu’il fallait fuir [Marienwerder]. Ingeborg [ma mère] et ses deux frères ont quitté la maison à jamais. C’était au mois de janvier 1945. Il faisait tellement froid que le grand fleuve Vistula avait gelé. Après deux semaines de voyages, leur odyssée s’est terminée à Berlin.

Ingeborg voit passer une annonce. À Bruxelles, l’Euratom recherche des secrétaires trilingues. Son français n’est pas tout à fait au point. Qu’importe! Elle tente sa chance. Son jeune frère enfourche son vélo, destination Bruxelles. Après avoir traversé l’Europe, il frappe à la porte de l’Euratom : sa sœur a réussi le concours! En 1958, elle découvre Bruxelles, l’Euratom et « l’amour-toujours ». Ce dernier s’est présenté sous les traits d’un jeune néerlandais parlant parfaitement l’allemand.

En 1943, [de Rotterdam], les nazis emmènent mon père et son frère ainé Alex comme travailleurs forcés dans la région de Berlin, dans une ancienne usine de feux d’artifices reconvertie dans les munitions. Mon père y restera jusqu’à la fin de la guerre en 1945.

À son retour au Pays-Bas, mon père suit des études de sciences éco. Il poursuit en autodidacte l’apprentissage des langues initié en Allemagne. Cette constance lui vaut une première mission de traducteur à la CECA à Luxembourg. Après divers concours, il est promu directeur du service néerlandais de langues de l’Euratom.

De son expérience en Allemagne, George a conservé l’allemand. L’Allemagne deviendra même son pays de prédilection. J’ai été très heureux qu’il puisse vivre [la réunification] en 1989. À l’époque, l’entreprise pour laquelle je travaillais a transporté un morceau du mur de Berlin à New York.»

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

Hugo Duchemin, ancien élève à l’école européenne Bxl I (section allemande), retrace le destin de ses parents jusqu’à leur rencontre à l’Euratom. Hugo dirige une société dans la coopération aérienne et aéronautique franco-allemande à Paris.

«Vers la fin de la guerre, mes grands-parents ont compris qu’il fallait fuir [Marienwerder]. Ingeborg [ma mère] et ses deux frères ont quitté la maison à jamais. C’était au mois de janvier 1945. Il faisait tellement froid que le grand fleuve Vistula avait gelé. Après deux semaines de voyages, leur odyssée s’est terminée à Berlin.

Ingeborg voit passer une annonce. À Bruxelles, l’Euratom recherche des secrétaires trilingues. Son français n’est pas tout à fait au point. Qu’importe! Elle tente sa chance. Son jeune frère enfourche son vélo, destination Bruxelles. Après avoir traversé l’Europe, il frappe à la porte de l’Euratom : sa sœur a réussi le concours! En 1958, elle découvre Bruxelles, l’Euratom et « l’amour-toujours ». Ce dernier s’est présenté sous les traits d’un jeune néerlandais parlant parfaitement l’allemand.

En 1943, [de Rotterdam], les nazis emmènent mon père et son frère ainé Alex comme travailleurs forcés dans la région de Berlin, dans une ancienne usine de feux d’artifices reconvertie dans les munitions. Mon père y restera jusqu’à la fin de la guerre en 1945.

À son retour au Pays-Bas, mon père suit des études de sciences éco. Il poursuit en autodidacte l’apprentissage des langues initié en Allemagne. Cette constance lui vaut une première mission de traducteur à la CECA à Luxembourg. Après divers concours, il est promu directeur du service néerlandais de langues de l’Euratom.

De son expérience en Allemagne, George a conservé l’allemand. L’Allemagne deviendra même son pays de prédilection. J’ai été très heureux qu’il puisse vivre [la réunification] en 1989. À l’époque, l’entreprise pour laquelle je travaillais a transporté un morceau du mur de Berlin à New York.»

Cette histoire fait partie du projet éditorial « L’Esprit de Rome ». C'est le récit d'un idéal de paix, à travers l'histoire de la première génération de fonctionnaires européens. Contée par leurs enfants, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont été les chevilles ouvrières de l’Europe.

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